Le 15 novembre, commence partout en France la semaine de l'emploi pour les personnes handicapées. De nombreuses entreprises, de nombreux organismes, et tout particulièrement l'AGEFIPH qui gère les fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées, sont en ordre de bataille pour que les personnes handicapées soient enfin formée de manière adéquate, pour être ensuite intégrées en toute citoyenneté. Tout le monde est sur le pont, sauf... sauf l'Etat. L'Etat qui, pour la seconde fois consécutive, ponctionne dans la caisse de l'AGEFIPH. Et la somme n'est pas négligeable, 60 M€ sur deux ans ! En outre, l'Etat transfère à l'AGEFIPH, sans les refinancer, les charges pérennes qui, auparavant, relevaient du Service Public.
Ce déséquilibre budgétaire va contraindre l'AGEFIPH à diminuer :

  • les aides directes qu'elle accorde aux travailleurs handicapés pour compenser leur handicap
  • les aides aux entreprises pour l'embauche et le maintien dans l'emploi les travailleurs handicapés.

Pourtant, le Président de la République avait, en 2008, affirmé son intention de renforcer le maintien et le retour à l'emploi des personnes en situation de handicap, mesure dont il faisait le pivot de sa politique. C'était en 2008. Peu de temps après, il avait commencé à ponctionner le budget de l'AGEFIPH.
C'est une mesure injuste, une mesure qui frappe les personnes les plus vulnérables, celles pour qui l'accès à l'emploi est un parcours truffé d'obstacles si difficiles à franchir. Encore plus difficiles désormais. Pourtant, on est en droit d'espérer que les budgets destinés à la formation des personnes en situation de handicap soit protégé par un solide bouclier. Qu'ils soient durablement sanctuarisés.