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Au fronton de notre République, sont inscrits trois mots magnifiques : Liberté, Egalité, Fraternité. Qu'est-il en train de devenir de deux d'entre eux ?
Le Président de la république avait, en son temps, promis la revalorisation de l'AAH qui augmenterait de 25% en cinq ans. Promesse non tenue, puisque le 6 juillet, le Ministre du Budget annonce que cette augmentation se ferait en 6 ans, et qu'en 2011, elle ne serait que de 3% à la place des 4,5% prévus. Pour, dit-il, « réduire le déficit ». Ce commentaire nous reste au travers de la gorge. Seraient-ce les plus démunis qui creuseraient le déficit de l'Etat ? Doivent-ils être les premières victimes de la rigueur, sans qu'il soit pour eux question de relance ?
Les personnes handicapées sont déjà, pour nombre d'entre elles, au niveau, voire au-dessous du seuil de pauvreté. Leur allocation s'élèvera, fin 2010, à 711,95 euros. Il est déjà difficile de subsister avec le Smic, comment alors exister, se soigner, vivre enfin avec cette somme ?
N'y a-t-il pas d'autres sources de financement des déficits de l'Etat ? Pourquoi les plus démunis ne bénéficient-ils pas d'un de ces boucliers qui protègent si bien d'autres citoyens infiniment moins vulnérables ? Nous ne sommes pas tous égaux en droits ? Les personnes handicapées le sont beaucoup moins que bien d'autres.
A lire absolument, la tribune de Jean-Marie Barbier, Président de l'APF, dans la rubrique Rebonds du journal Libération du 21 juillet 2010.
