AHA, il n’y a pas de quoi rire

Le 23 June 2010

Samedi 27 mars, plusieurs centaines de handicapés se retrouvaient à Paris, place du Trocadéro également appelée Parvis des Droits de l’Homme. Cette manifestation avait pour bu de dénoncer la précarité croissante dans laquelle la plupart d’entre eux se trouvent : leur allocation est, et restera avec ce qu’ont promis les pouvoirs publics, au-dessous du seuil de pauvreté qui est, aujourd’hui, inférieure à 900 euros par mois.

Incapables, pour nombre d’entre eux, de travailler malgré leur souhait, ils ne peuvent même pas cumuler l’AHA avec une autre pension, comme s’ils pouvaient cumuler leurs peines mais pas les aides de la société. Pourtant, disent-ils, ils sont également des consommateurs : produits spécifiques et chers, services à la personne, soins, médicaments pas complètement pris en charge. Ils sont des acteurs de la vie économique mais n’en ont pas les droits. On a envie de dire, Condorcet, Abbé de l’Epée, revenez vite, pour qu’enfin ils soient, eux aussi, libres et égaux… Il est vraiment temps que les régimes de l’AHA soient remis à plat, qu’un minimum décent soit accordé, pour qu’à partir du moment où l’accès à l’emploi n’est pas possible, pour quelque raison que ce soit, la vie ne soit pas un parcours douloureux, et qu'ils puissent accéder pleinement à tous les Droits de l'Homme.